Ben DAVAKAN

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marketing numérique : pourquoi je continuerai à privilégier les événements en personne

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marketing numérique : pourquoi je continuerai à privilégier les événements en personne

Sommaire

Illustration : Webisland 2019.

Édito : pourquoi les rencontres en personne méritent plus d’attention

Au sortir du Growth Nantes, je me suis retrouvé à réfléchir à la place réelle des formats numériques dans notre manière d’apprendre et d’échanger. La **vidéo** et les diffusions en ligne ont transformé l’accès au savoir : elles rendent possible la consommation rapide d’un grand nombre d’idées et de retours d’expérience. Pourtant, elles ont aussi tendance à écraser d’autres formes d’apprentissage et d’échange qui restent essentielles.

Consommer des replays et des webinars à la chaîne a des avantages évidents : économie de temps, flexibilité, et quantité d’informations. Mais il serait réducteur de considérer ces formats comme suffisants. L’**apprentissage** véritable passe souvent par la confrontation, la conversation, l’observation et la pratique en situation réelle. Autrement dit, il passe aussi par le **présentiel**.

Ce constat n’est pas une nostalgie gratuite, c’est une observation basée sur des années de participation à des rencontres professionnelles : conférence, ateliers, tables rondes et moments informels ont tous joué un rôle crucial dans l’évolution de compétences et de réseaux.

Le contact humain en face-à-face surpasse souvent le lien virtuel

Un rassemblement en chair et en os offre des possibilités relationnelles et professionnelles difficilement reproductibles en ligne. Lors d’un événement, la proximité physique facilite les échanges spontanés, la confiance et la découverte de synergies. On y échange des cartes, des expériences et parfois des projets concrets.

Sur un plan personnel, ces moments de contact ont été déterminants pour beaucoup de carrières : mise en relation, mentorat informel, recrutements, opportunités commerciales et collaborations se construisent souvent après une première conversation, un café ou une discussion à la sortie d’une conférence.

Sans les **événements** physiques, de nombreux professionnels n’auraient pas développé le même réseau ni les mêmes opportunités. La **communauté** qui se forme autour d’un cycle d’événements retient, guide et stimule ses membres d’une façon que les interactions virtuelles peinent à égaler.

Certes, une **communauté** en ligne est puissante : forums, groupes spécialisés et réseaux sociaux permettent de maintenir un lien continu. Mais la profondeur des relations construites « en vrai » — parce qu’elles reposent sur des échanges multidimensionnels (regard, langage corporel, micro-conversations) — est souvent supérieure.

Conférence vs **webinar** : ce que l’expérience sur place apporte de différent

Tous les formats ne se valent pas, et il n’est pas question de dénigrer les **webinars** : ils sont efficaces pour transmettre des messages structurés, former à distance et toucher un public large. Toutefois, la **conférence** présente des atouts complémentaires : elle crée un cadre pour la découverte, favorise les interactions imprévues et active des modalités d’apprentissage informelles (discussions de couloir, ateliers pratiques, sessions de networking).

Un **webinar** typique peut durer 30 à 60 minutes, il reste souvent centré sur la transmission unilatérale d’informations. À l’inverse, une **conférence** d’une journée ou deux multiplie les points de contact : rencontres fortuites, échanges à la pause, déjeuner collectif, ateliers pratiques et sessions de questions-réponses en direct. Ces moments alimentent la réflexion et permettent de transformer l’information en connaissance actionable.

On apprend souvent autant, si ce n’est davantage, en dehors des interventions officielles qu’au cours des présentations elles-mêmes. Les sessions informelles — les discussions autour d’une table, les retours d’expérience entre pairs — sont une source majeure d’inspiration et d’innovation.

Autre élément : la dimension sensorielle du **présentiel** — l’énergie de la salle, la dynamique d’un public, le feed-back instantané — facilite la mémorisation et incite à l’expérimentation. Pour les intervenants, la scène est aussi un terrain d’entraînement public qui développe l’autorité, la clarté et la capacité à vulgariser.

Enfin, la **conférence** offre une visibilité différente. Participer ou intervenir dans un événement permet de se positionner comme expert, d’augmenter sa crédibilité et d’engendrer des rencontres que le format digital, souvent anonyme et fragmenté, ne facilite pas de la même manière.

Le **présentiel** encourage l’action ; le **replay** peut favoriser la passivité

La nature même d’une participation en présentiel pousse à l’engagement : on se déplace, on bloque du temps, on organise sa présence matérielle. Ces actes renforcent l’intention d’apprendre et d’appliquer. À l’inverse, le **replay** — utile et pratique — s’insère facilement dans une routine, parfois au prix d’une attention dispersée : on zappe, on rembobine, on oublie.

Lors d’actions formatives en salle, il devient possible de mettre en pratique immédiatement ce qui a été démontré, d’essayer, d’ajuster et de recevoir un feedback direct. Les ateliers et les exercices collectifs renforcent la mise en œuvre, tandis que les replays servent plus souvent de support de référence ou de rappel.

Le **présentiel** favorise donc les comportements actifs : prise de notes, échanges, co-construction d’idées et suivi post-événement. Le **replay** demeure un excellent complément pour réviser, mais il n’offre pas la même dynamique de transformation personnelle et professionnelle.

Budget formation : un coût, mais aussi un investissement mesurable

Le coût des **événements** — billets, déplacements, hébergement — peut sembler élevé, et ce constat est particulièrement pertinent pour les structures aux moyens limités. Toutefois, considérer ces dépenses uniquement comme un poste de charge serait passer à côté de leur potentiel d’**investissement**.

Les retombées concrètes sont multiples : nouvelles méthodes intégrées, gain de productivité par des pratiques partagées, projets initiés grâce à des rencontres, leads commerciaux qualifiés et montée en compétences rapide des équipes. Ces éléments se traduisent, à moyen terme, par une rentabilité mesurable.

Pour les managers et dirigeants, il est pertinent d’envisager une ligne dédiée aux **événements** dans le budget annuel. Cela permet de planifier des participations stratégiques, d’équilibrer formations numériques et présentielles, et de suivre un retour sur investissement en évaluant des indicateurs précis :

  • Nombre de contacts qualifiés établis durant les rencontres ;
  • Projets ou collaborations initiés suite à l’événement ;
  • Compétences internes développées mesurées par évaluation avant/après ;
  • Gain opérationnel estimé par la mise en place de nouvelles méthodes.

Ces indicateurs aident à objectiver la valeur ajoutée d’une présence sur des rencontres professionnelles. Ils permettent aussi d’optimiser le choix des événements en privilégiant ceux qui correspondent aux enjeux stratégiques de l’entreprise.

Position professionnelle : un équilibre entre digital et rencontres physiques

Je ne remets pas en cause la puissance du numérique — c’est mon métier et une part essentielle de la diffusion du savoir. Mais le **digital** ne doit pas devenir l’unique cadre d’une stratégie d’**apprentissage** et de **réseau**. Pour progresser de manière durable, il est utile d’alterner les formats :

  • Utiliser les **webinars** et les contenus vidéo pour la diffusion massive et l’accès à l’information ;
  • Recourir aux **replays** comme supports de consolidation et de référence ;
  • Investir dans le **présentiel** pour la mise en pratique, le développement de la **communauté** et l’approfondissement des relations humaines.

Cette hybridation permet de tirer le meilleur des deux mondes : la portée et l’efficacité du digital, et la profondeur relationnelle et opérationnelle du **présentiel**. Les organisations qui combinent ces approches disposent d’un levier plus puissant pour la transformation des compétences et l’innovation.

En somme, défendre les **événements** physiques n’est pas une posture rétrograde : c’est reconnaître que l’**humain**, le **partage** et la pratique restent au cœur de l’apprentissage professionnel.

Sur ce point, l’offre événementielle peut d’ailleurs évoluer. Les formats hybrides, les ateliers expérientiels et les sessions dédiées au networking réfléchi augmentent la valeur délivrée et facilitent l’intégration des apports dans les processus internes.

Quelques images et souvenirs pour illustrer le propos

Crédits : Webisland 2019 – Growth Session 2025

                                                                

Auteur : Laura Blanchard.

Toujours disposée à transmettre son savoir lors de rencontres professionnelles, Laura utilise son expérience pour éclairer les sujets de communication et de stratégie marketing. Sa capacité à synthétiser et à partager des retours concrets est appréciée par les publics qu'elle côtoie.